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Un jeune sur deux souhaite créer son entreprise dès la sortie de l’école.

Les français et leur rapport face au monde du travail évolue. Les jeunes Français et la jeune génération en général sont de plus en plus attirés par la création d’entreprise (presque la moitié (42,5%) des jeunes de 18 à 30 ans a envie de créer sa propre entreprise, selon le sondage réalisé OpinionWay pour France Active) et sont par contraste, moins attirés par le salariat.

En effet, l’indépendance s’impose comme une activité évidente chez les jeunes qui entrent sur le marché du travail. En effet, « 70 % des jeunes de moins de 24 ans et 54 % de ceux âgés de moins de 29 ans regardent le fait d’être indépendant comme étant naturel ». Cette volonté d’indépendance est d’autant plus importante que leur projet touche des challenge sociaux, démocratiques ou environnementaux. Pour eux, cette volonté d’entreprendre leur permet d’agir plus facilement au niveau de leur sphère d’influence même s’ils savent qu’entreprendre n’est pas une aventure facile. En plus de cette tendance de fond, nous pouvons interpréter ces éléments comme étant une forme de dépit à l’égard du salariat.

Pourquoi cette transformation a-t-elle lieu en ce moment en France ?

  1. Nous sommes dans un des pays ou l’entreprenariat est devenue chose facile, sans prendre trop de risques. En effet, avec les nombreuses aides existantes, créer son activité est devenue moins risquée que les générations précédentes, surtout avec le statut d’autoentrepreneur. Ce n’est plus un risque de lancer son entreprise mais une opportunité.
  • La nouvelle génération ne souhaite plus être dans une situation de résignation face aux crises et au contexte macroéconomique. Le chômage, la difficulté à trouver un CDI, la pression culturelle et sociétale, les nouvelles technologies une prise de conscience concernant notre mode de vie gonflent l’activité indépendante.
  • La démocratisation des outils online : vous pouvez devenir entrepreneur sur Internet à notre époque en seulement quelques minutes.

Cette tendance n’est pas propre uniquement à notre pays mais aussi à l’ensemble des pays occidentaux.

Les regards des entreprises et des DRH changent 

Les DRH commencent à évoluer sur le sujet. De nos jours, un profil indépendant est recherché et peut s’inscrire dans une carrière à part entière. Avoir une expérience dans ce domaine est même devenu un facteur de réussite. 

Les regards des entreprises et des DRH changent avec help-my-business-plan
Les recruteurs se disent que les futurs candidats de la nouvelle génération sont plus autonomes, et savent se confronter aux difficultés du marché et du travail.

La façon de penser des jeunes évolue 

Les jeunes qui entreprennent sont portés par des motivations individuelles. Ils sont beaucoup moins attirés par le salariat que leurs parents car ils sont en recherche de valeurs et d’autonomie.

La crainte du chômage est le levier principal pour la création d’entreprises (60% des jeunes), suivi d’un souhait de garder leur liberté (51%) et 36% pour créer leur propre emploi

La motivation est un autre critère important également. Plus de la moitié (53%) pense qu’il est bien plus motivant de créer sa propre structure plutôt que de faire partie d’une entreprise, renforcé par la crainte de s’ennuyer dans son job.

La logique du projet est aussi une notion importante. En effet, la jeune génération n’est pas forcément plus « vénale » que l’ancienne car la recherche d’un équilibre entre rentabilité et utilité (via un nouveau model de business plan) du projet arrive souvent en tête des critères pour la création d’entreprise. Ils sont aussi conscients qu’une entreprise doit être rentable pour continuer à exister. Ils sont donc réalistes et non utopistes.

Le facteur collaboratif est un facteur qui arrive aussi en haut dans le classement. 1/3 d’entre eux souhaiteraient avoir une activité où tous les salariés seraient décisionnaires dans l’entreprise. ¼ d’entre eux souhaite que l’écologie soit au cœur de leur projet. 1/5 s’orientent vers un projet qui créé du social (territoire ou contre la pauvreté).

Cette génération va essayer de réconcilier les individus et leur vision de la société face au monde de l’entreprise qui n’a pas encore pris en considération toutes ces nouvelles demandes.

D’autres notions sont importantes pour eux :

  • Création d’emplois à échelle locale, non délocalisables,
  • La création de circuits courts qui luttent contre le gaspillage,
  • Agir contre la pollution et le réchauffement climatique,
  • Améliorer la qualité de vie des gens.

De manière générale, de nombreux étudiants n’attendent même plus de valider et de compléter leurs jeunes compétences au sein d’entreprises pour se lancer. Ils osent franchir le pas de manière très précoce. Créatifs, audacieux et insouciants, les étudiants ont tout pour commencer leur activité d’un point de vue attitude, mis à part le budget. La simplicité du statut d’autoentrepreneur, permet notamment de répondre à cette problématique. Une fois que l’activité est lancée et commence à générer du cash, les étudiants peuvent continuer leur activité au sein de structures plus complexes.

Les outils modernes, permettent également d’alléger certains coûts de structure (site e-commerce…) et d’augmenter leur visibilité à moindre coût (réseaux sociaux, communication online…). La nouvelle génération a grandi avec Internet pour les plus vieux et est même née avec pour les plus jeunes. Il est donc tout à fait normal que les nouvelles structures puissent puiser leurs inspirations via le Web.  

Pour celles et ceux qui ont commencé au sein d’entreprises, l’idée est de développer les projets qui leur tiennent à cœur et qui n’ont pas vu le jour chez leurs employeurs (conflits, budgets…).

Dans les deux cas, il s’agit pour ces jeunes de se frotter à la réalité du marché afin d’affiner leur projet d’entreprise. Cette expérience sera forcément vendeur sur un CV en cas de réussite ou d’un échec.

La façon de penser des jeunes évolue avec help-my-business-plan
L’attitude de la nouvelle génération bouleverse les codes du marché du travail

Les jeunes craignent l’échec et la complexité pour monter une structure

Les jeunes trouvent que monter leur société reste complexe. 55% d’entre eux hésiteraient à mon monter leur activité pour des raisons pécuniaires (malgré le fait que de nombreuses aides et dispositifs d’aide à la création existent). La complexité des démarches (business model et business plan) arrive en seconde position (37%). La peur de rater vient compléter le podium (34%).

Seulement 20% redoutent avoir trop de travail, ce qui montre que la nouvelle génération ne redoute pas de travailler contrairement à ce que pourraient penser certains « boomers ». Il ne faut pas confondre non plus cette nouvelle génération avec les personnes qui créent leur entreprise par défaut (certains chauffeurs Uber et Deliveroo par exemple). De nombreuses personnes créent leur entreprise par véritable envie ou par vocation. Après la création de petites structures comme les microentreprises, certains entrepreneurs s’essaient à des structures plus complexes et avec des associés.

*datas issues du sondage OpinionWay pour France Active.

Comment réagit la société face à ces demandes de changements ?

Ces tendances de fond forcent les structures scolaires et l’état à évoluer également.

Les écoles de commerce, d’ingénieurs et les grandes universités rivalisent pour attirer les talents (cours à la carte, masters spéciaux, réseaux avec les anciens élèves…). La création d’entreprise dès la sortie de l’école a donc le vent en poupe. Un statut d’étudiant-entrepreneur a été mis en place par la ministre de l’enseignement supérieur.

Les grandes villes françaises sont aussi obligées de faire des efforts pour attirer ces jeunes qui innovent et cassent les codes du marché. Des écosystèmes ont donc émergé dans les principales métropoles. Par exemple, des réseaux dédiés animés par des entrepreneurs aguerris épaulent les néo-entrepreneurs avec leurs conseils et leurs carnets d’adresses, pour les aider à démarrer vite et bien, et pour voir grand. C’est pourquoi l’émergence de nombreux incubateurs a explosé ces dernières années pour répondre à cette demande.

Plus d’informations sur www.help-my-business-plan.fr

Les echos

Lefigaro.fr

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